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Plaisir de lire

Plaisir de lire

Par MARIANNE SANDEVOIR, publié le jeudi 5 octobre 2017 10:29 - Mis à jour le vendredi 6 octobre 2017 10:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'actualité du monde des livres

 

  • Il voulait originellement en finir devant les tribunaux, avant de se rétracter et demander la nullité de l’action intentée...
    Il voulait originellement en finir devant les tribunaux, avant de se rétracter et demander la nullité de l’action intentée contre lui. Travis McCrea, fondateur de la plateforme de téléchargement plus ou moins illégale Ebook.bike avance dans la procédure. Mais sans gloire.

    Broken Bicycle Bike UF Norman Concrete
    Christopher Sessums, CC BY 2.0
     

    En mars dernier, John Van Stry, auteur américain, attaquait en justice le créateur du site, au motif de contrefaçon. Il réclamait d’ailleurs 180.000 $ de dommages-intérêts pour les 12 livres que l’on retrouvait en téléchargement. Mais la justice est facétieuse.

    Le juge avait en effet interrogé sa propre légitimité à trancher alors que l’accusé réside au Canada : en quoi la cour du Texas pouvait-elle donc intervenir ? Mettant en avant le manque de preuves évidentes, il hésitait à accepter l’idée que l’auteur ait réellement pu être dépouillé de ses biens.

    McCrea, de son côté, avait refusé de se rendre aux audiences — incitant les avocats du plaignant à demander un jugement par contumace, devant le tribunal du Texas. Par la suite, il avait déposé un recours expliquant qu’il n’y avait en réalité aucune affaire à juger, puisqu’il n’avait commis aucun crime. 

    Mieux : selon lui, les demandes de retrait de contenus sous droit qui avaient été envoyées à Ebook.bike n’étaient pas recevables, parce que mal formulées et pas assez détaillées. Se basant sur le Digital Millenium Copyright Act, McCrea plaidait sa bonne foi : si lui avaient été communiquées les bonnes informations, il aurait procédé au retrait des œuvres, comme il se doit.

    Habile tentative de défense, mais insuffisante. En tant qu’ancien leader du Parti Pirate au Canada, Travis McCrea avait quelques ressources et cartes dans sa manche. Sauf que le juge a remis tout le monde d’accord.
     

    On frappe trois coups, avant le lever de rideau


    Dans un premier temps, il a annulé la requête en manquement initiée par les avocats de Van Stry : l’absence de McCrea lors des auditions n’est pas un problème estime le juge. Et l’intéressé peut souffler : cela lui évite 150.000 $ de dommages-intérêts à payer.

    Sur la question de la juridiction, après examen des mémoires qu’ont déposés les deux parties, Ebook.bike ne s’en sort pas aussi facilement. Le tribunal a fini par accepter que le lieu de résidence du plaignant puisse suffire, et donc permettre de plaider au Texas. La cour dispose donc des compétences idoines pour dire le droit dans cette affaire.
     
    Quant à la nullité de l’action intentée, McCrea se retrouve débouté. En effet, si les demandes de retrait de contenus sont encore à examiner, la plainte, elle, a été déposée en bonne et due forme, faisant état d’infractions au droit d’auteur conformément à la législation américaine.

    Le procès se déroulera donc, mais au mois de juin 2020. Entre temps, les deux parties auront toujours la possibilité de trouver un accord à l’amiable. Le juge les y avait aidés : il proposait en effet que pour chaque livre numérique, une amende de 750 $ soit appliquée — soit 9000 $ de compensation pour le romancier. 

    À suivre, donc.

    via Torrent Freak
  • AVANT-PARUTION – Voici une approche critique de l’intelligence artificielle écrite par deux spécialistes. Elle permet...
    AVANT-PARUTION – Voici une approche critique de l’intelligence artificielle écrite par deux spécialistes. Elle permet de prendre la mesure des grands défis contemporains suscités par cette course folle vers l’imitation du cerveau humain.


     

    Géolocalisation, réponses automatiques aux mails, propositions d’achats ciblant les goûts du consommateur... L’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre dans notre quotidien. Et sa place ne cesse de grandir, de s’affirmer à chaque seconde. « Pour notre bien », assurent les GAFA et autres géants du numérique. 

    Pourtant...

    Pourtant, l’intelligence artificielle n’est pas une technologie comme les autres ni un simple progrès technique. Elle contient une philosophie, une vision de la vie et de l’Homme inquiétantes. Promouvant en effet une équivalence entre l’humain et la machine, elle permet d’imaginer une pensée sans sujet qui nie la subjectivité.  

    En imitant l’homme, elle le défie (et parfois le surpasse) dans des domaines essentiels de la vie en société : la justice, la médecine ou l’organisation du travail....  L’Homme risque ainsi de se retrouver passif, les rapports humains détruits, la démocratie sapée dans ses fondements. Pour quel bénéfice ? De nouveaux services, parfois utiles, certes efficaces, mais qui viennent enrichir essentiellement les GAFA en déstabilisant dangereusement nos sociétés.

    Ce livre, écrit par deux ingénieurs, porte un regard critique et argumenté sur l’Intelligence artificielle. Tout en expliquant clairement l’évolution des diverses technologies, il dissèque les défis que la machine lance aujourd’hui à l’Homme et s’inscrit en faux contre le discours dominant.

    Non, l’Intelligence artificielle n’est pas un progrès « comme les autres », un « sens de l’Histoire » irrévocable. Elle pose des questions cruciales pour l’avenir des sociétés humaines. Des questions qu’il convient de regarder en face, sans excès catastrophistes, mais, surtout, sans angélisme. 

    Cédric Sauviat et Marie David sont ingénieurs diplômés de l’École Polytechnique. Cédric Sauviat, chef d’entreprise, milite depuis plusieurs années pour l’émergence d’un débat sur les conséquences de l’intelligence artificielle et intervient régulièrement dans les médias à ce sujet. Marie David a dirigé plusieurs équipes dédiées au Big Data et à l’IA dans le secteur de la banque et de l’assurance.


    [à paraître 16/10] Marie David et Cédric Sauviat — Intelligence artificielle, la nouvelle barbarie — Rocher — 18 €


    Dossier : L'intelligence artificielle et le monde du livre
  • Elocance est une application mobile qui permet de transformer en fichier audio des textes divers tels que des comptes-rendu...
    Elocance est une application mobile qui permet de transformer en fichier audio des textes divers tels que des comptes-rendus de réunion, des e-mails, des newsletters, des rapports, des notes, des cours ou encore des articles web.



     
    Les documents téléchargés via Elocance peuvent se ranger dans des playlists. À noter que l’application est multilingue, l’utilisateur peut donc écouter ses textes tant en français qu’en anglais, en allemand ou en espagnol. Il est également possible de choisir le type de voix qui fera la lecture en fonction de son humeur : une voix zen pour se détendre, une voix focus pour se concentrer.

    L’application ne traduit pas encore les livres numériques ou papier, mais la variété de formats de documents qui peuvent être pris en charge par Elocance (.pdf, .doc, pages web, etc.) est déjà importante. L’auditeur peut aussi, via l’application, suivre des thématiques qui l’intéressent afin de se voir proposer des contenus sélectionnés par les experts d’Elocance.
     

    Comment ça marche ?


    Première étape : télécharger l’application sur un smartphone, une tablette, ou en tant qu’extension avec le navigateur Chrome sur un ordinateur.

    Ensuite vient la sélection des documents à transformer en version audio : article web, fichiers, e-mail, newsletter, etc.
    Une fois les documents sélectionnés, l’utilisateur les envoie dans sa bibliothèque Elocance en utilisant la fonction « partager ».

    L’auditeur peut également transformer des e-mails reçus en podcast, en les transférant à l’adresse add@elocance.com pour les retrouver ensuite dans la bibliothèque de son application. Plus d’info sur le fonctionnement de l’application, en vidéo.



    Cette application facile d’utilisation permet de limiter la fatigue des yeux, de se concentrer sur l’essentiel, de gagner du temps ou encore de travailler tout en faisant autre chose.

    Cynthia Prévot
  • Après les avertissements charitables, la procédure juridique était prévisible. Plusieurs grands éditeurs américains viennen...
    Après les avertissements charitables, la procédure juridique était prévisible. Plusieurs grands éditeurs américains viennent ainsi de lancer une action contre Audible. Ils dénoncent la violation du copyright qui découle de Captions, une fonctionnalité offrant de sous-titrer les livres audio. 

    Audible-studios-amazon
    ActuaLitté, CC BY SA 2.0
     

    En première ligne, Hachette, HarperCollins, Macmillan, Penguin Random House et Simon & Schuster. Le Big Five s’est réuni pour dénoncer la création de Audible Captions, outil présenté mi-juillet. On y retrouve aussi Scholastic et Chronicle Books. La filiale d’Amazon était pourtant très fière de dévoiler ce service : durant l’écoute d’un livre audio, Captions affiche directement le texte en cours de lecture. 
     

    Une reproduction non autorisée, tout simplement


    Audible avait déjà essuyé une première vague de protestation à peine la fonctionnalité dévoilée. Elle avait tentait de se justifier en plaidant l’usage pédagogique qu’allait permettre Captions. Cet outil était destiné aux étudiants, assurait la firme, mais les éditeurs faisaient déjà les gros yeux, trouvant l’excuse un peu grossière.

    En effet, jurait Audible, Captions « ne reproduit ni ne remplace l’expérience de la lecture imprimée ou de livres numériques ». Mais en regard des premiers titres utilisés pour expérimenter la fonction, personne ne comprenait vraiment où intervenait la pédagogie dans ce cirque.

    « Audible Captions se sert de livres audio, dont les éditeurs ont la propriété exclusive, et les convertit en une narration texte non autorisée, tout en distribuant l’intégralité de ces “nouveaux” livres numériques aux clients d’Audible », pointe l’accusation.

    « Les actions d’Audible — prendre des œuvres sous droits et les réutiliser à son profit sans autorisation — constituent le type de violation du copyright que, par excellence, la loi sur le Copyright interdit strictement. »
     

    Une concurrence déloyale, avec des fautes d'orthographe


    Pour Amazon, tout le monde s’entête à lui vouloir du mal : la retranscription est effectuée par une Intelligence artificielle, et ce qu’elle produit n’est que presque identique au texte originel. L’enjeu juridique devient alors saisissant : il se pourrait que l’on arrive à statuer, devant la cour, de la relation entre une œuvre et une IA. 

    L’Association of American Publishers, qui représente les maisons, qui a déposé la plainte, ajoute : « Nous sommes extrêmement déçus du mépris délibéré d’Amazon vis-à-vis des auteurs, des éditeurs et de la loi sur le droit d’auteur », indique Maria A Pallante, l’actuelle directrice de l’AAP.

    « Dans ce qui ne peut être décrit que comme un effort pour obtenir un avantage commercial sur des œuvres littéraires qu’il n’a ni crées ni ne possède, Audible chercher délibérément à vendre un produit non autorisé, qui interfère avec les marchés actuels et entre en concurrence avec eux. Le tout avec des fautes d’orthographe — c’est un mauvais service rendu à toutes les personnes concernées, y compris les lecteurs. »
     

    Un seul mot : du vol !


    Audible pourra-t-il plaider le Fair Use dans cette histoire ? Plusieurs observateurs commencent déjà à établir des parallèles entre Google Books et cette affaire à venir. La firme qui numérisait les ouvrages à tour de bras avait en effet fini par l’emporter contre l’édition, après plus de 10 années de procédure cependant. La fonctionnalité Captions ne serait-elle qu’une valeur ajoutée, comme un service qui répondrait aux attentes du Fair Use ? 


     
    Dans tous les cas, les éditeurs ont reçu immédiatement le soutien de l’Authors Guild, qui plaideront également devant le tribunal fédéral des États-Unis, pour interdire l’arrivée de Captions. 

    « Mon contrat est extrêmement clair : les seuls droits cédés à Audible concernent l’enregistrement et la lecture orale. Les droits de reproduction du texte de quelque manière que ce soit, sont explicitement refusés », assure Doug Preston, président de l’AG. 

    « Je ne peux pas croire qu’Audible respecte si peu les auteurs, les engagements contractuels et le copyright pour penser pouvoir s’approprier les droits de ce qu’il n’a pas. Il y a un mot simple en anglais pour décrire ceci : le vol. »
     

    Amazon, au service de l'enfance


    La plainte demande une injonction préliminaire, empêchant la poursuite du programme Captions, qui doit sortir publiquement en septembre. Mais Amazon n’a pas tardé à réagir, avec une déclaration qui présente Captions comme une solution éducative destinée à aider les jeunes enfants et à améliorer l’alphabétisation. 

    La fonctionnalité n’a jamais eu pour vocation de se substituer à un livre. « Nous voulons aider les enfants qui ne lisent pas à lire et à s’investir par l’écoute dans la lecture. Cette fonctionnalité permettrait à ces auditeurs de suivre quelques lignes de texte générées par une machine tandis qu’ils écoutent la réalisation audio », indique un porte-parole à The Verge. La présence de Becoming, la biographie de Michelle Obama, dans la liste des audiolivres expérimentaux ne confirment pas vraiment les arguments avancés, originaux, voire téméraires.

    Et de réfuter évidemment la moindre violation du droit d’auteur, tout en renouvelant avec tendresse ses appels aux éditeurs, pour une collaboration intelligente. Cela « pour les aider à mieux comprendre les atouts de cette innovation en termes d’éducation et d’accessibilité ». 
  • Dans l’univers imaginé par JK Rowling, le 1er septembre est celui de la rentrée des classes pour les apprentis sorciers,...
    Dans l’univers imaginé par JK Rowling, le 1er septembre est celui de la rentrée des classes pour les apprentis sorciers, qui par le Poudlard Express, vont gagner la célèbre école. Au sein du Wizarding World,  dont le prochain événemen se tiendra au coeur de Paris, le monde magique de la romancière, cette date est devenue un événement clef…


    Que l’on parle d’Harry Potter ou des Animaux fantastiques, le monde des sorciers de JK Rowling alimente depuis plus de vingt ans les fantasmes et les rêves des lecteurs aussi bien que des spectateurs — tant au cinéma qu’au théâtre d’ailleurs. 

    Depuis, les sept best-sellers Harry Potter ont inspiré huit films à succès, une pièce de théâtre primée et, plus récemment, le lancement de la franchise de cinq films Les Animaux Fantastiques. Des personnes de tous âges ont été captivées par ces aventures extraordinaires, dans un univers partagé qui ne cesse de s’élargir et inspiré par la seule imagination de J.K. Rowling.

    Warner Bros France a décidé que la date du 1er septembre serait consacrée à un événement Wizarding World particulier qui se tiendra au cœur de Paris, pour célébrer le Retour à Poudlard. Comme Harry, Hermione et Ron en leur temps, les magiciens et les Moldus pourront profiter d’une riche variété d’activités, qui seront proposées durant toute la journée du 1er septembre.


     
    Lesquelles ? C’est encore un grand mystère, préservé pour l’occasion. « Les fans de tous âges seront invités à découvrir un dispositif spécial pour plonger au cœur de l’univers des sorciers », indique Warner, soucieux de ce que cette date offre aux fans du monde entier de se réunir pour partager « leur amour pour cet univers extraordinaire ».

    Pour mémoire, Harry Potter vient de fêter son anniversaire de 31 juillet — il est aujourd’hui âgé de 39 ans. Le dimanche 1er septembre, à marquer d’une pierre blanche dans les agendas… en attendant d’en savoir plus. 

Ressources

► Emission de France 3

Un Livre, un jour

 

 ► L'actualité littéraire :

Evene

 

► Les boloss des belles lettres ou la littérature autrement

Résumés d'oeuvres classiques et contemporaines, librement adaptées

 

 

 ► Un outil révolutionnaire

 

 

► Madame Bovary de Gustave Flaubert, raconté par Jean Rochefort