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Plaisir de lire

Plaisir de lire

Par MARIANNE SANDEVOIR, publié le jeudi 5 octobre 2017 10:29 - Mis à jour le vendredi 6 octobre 2017 10:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'actualité du monde des livres

 

  • FBM19 — La Foire du Livre de Francfort bat son plein, et la plateforme de streaming parmi les plus plébiscitées au monde,...
    FBM19 — La Foire du Livre de Francfort bat son plein, et la plateforme de streaming parmi les plus plébiscitées au monde, Netflix, s'est invitée à la fête. Friande de livres et de bonnes histoires à adapter, la société a annoncé lors de la foire l'adaptation de trois nouveaux livres en autant de séries. Anxious People (Folk med ångest) par le Suédois Fredrik Backman, Tyll, de l'Allemand Daniel Kehlmann, et The Forty Rules of Love (Soufi, mon amour) de l'auteure turque Elif Shafak seront ainsi portés à l'écran.

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    (photo d'illustration, Guilherme Pantaleão, CC BY 2.0)


    Netflix a profité de la présence et de l'intervention de Kelly Luegenbiehl, vice-présidente des contenus originaux internationaux de la société Netflix, pour faire un peu de promotion. Trois nouvelles séries originales tirées d'autant d'ouvrages, publiés par des auteurs de nationalités différentes, seront ainsi diffusées dans un futur plus ou moins proche.

    « Nous sommes particulièrement enthousiastes vis-à-vis de ces séries, qui prouvent encore une fois que les grandes histoires viennent de n'importe où, dans toutes les langues et de différentes époques », a souligné Luegenbiehl. Autrement dit : les adaptations de la firme ne sont pas uniquement à chercher du côté des classiques de la littérature anglophone. 

    Anxious People, ou Folk med ångest, sera produit par FLX, derrière les séries Quicksand et Love & Anarchy, avec la scénariste Camilla Ahlgren derrière l'adaptation du roman. Fredrik Backman, l'auteur, est particulièrement connu pour Vieux, râleur et suicidaire : la vie selon Ove, traduit par Laurence Mennerich, aux Presses de la Cité en 2014. Le tout sera réalisé par Felix Herngren, déjà derrière la caméra pour Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, d'après le livre homonyme de Jonas Jonasson.

    Tyll, livre de Daniel Kehlmann non disponible en français, sera adapté pour la programmation allemande de Netflix, mais se cherche encore un réalisateur, ainsi qu'un scénariste.
     
    Enfin, The Forty Rules of Love d'Elif Shafak, traduit en français sous le titre Soufi, mon amour par Dominique Letellier chez Phébus, doit aussi trouver celui ou celle qui l'adaptera en série.

    Le résumé de l'éditeur pour Soufi, mon amour :
     

    Après quarante ans d'une vie confortable, Ella n'imaginait pas un jour changer sa destinée. Engagée comme lectrice, elle découvre un manuscrit retraçant la rencontre au XIIe siècle du poète Rûmi avec le plus célèbre derviche du monde musulman. C'est la révélation. Transcendée par cette histoire, elle s'initie au soufisme et à la splendeur de l'amour...



    Retrouver tous nos articles sur la Foire du Livre de Francfort 2019
  • Aucune crainte, tout était sous contrôle : Elsa, libraire chez Arborescence, à Massy, ne vous a pas oublié(e)s. Voici...
    Aucune crainte, tout était sous contrôle : Elsa, libraire chez Arborescence, à Massy, ne vous a pas oublié(e)s. Voici que revient sa lettre, Books By Women, des livres écrits par des femmes, uniquement, et chroniqués pour le plaisir. 



     
    L’infolettre évolue quelque peu, avec une revue de presse en fin de chroniques. Pas du systématique, mais quelque chose pour diversifier les envois et les contenus. En attendant, deux splendides ouvrages à découvrir…
     

    Auður Ava Ólafsdóttir - Miss Islande 


    Hekla, 21 ans, quitte la maison et la campagne familiales pour Reykjavík. Nous sommes en 1963 et elle n’a qu’une envie : devenir autrice, faire enfin publier les manuscrits qui dorment au fond de sa valise. En attendant, elle vogue de petits boulots en petits boulots, elle sort avec son amie d’enfance et son colocataire. Au milieu de cette verve de jeune adulte, un client, tous les jours au café où elle travaille, lui répète qu’elle devrait abandonner l’écriture et devrait plutôt tenter de devenir Miss Islande...


     
    Ce roman fut une belle surprise pour moi, je me suis fait vraiment entraîner dans le Reykjavík des années 60. Avec une jolie plume, l’autrice nous donne sa version de la Chambre à soi de Woolf, l’émancipation par l’écriture et les arts et de l’importance, toujours, du cocon personnel. Vraie bouffée d’air frais dans cette rentrée littéraire un peu lourde et pas bien joyeuse !
     

    Jen Wang —La tête dans les étoiles


    (À partir de 9 ans) Après Le prince et la couturière, Jen Wang revient avec un récit pour les plus jeunes. On rencontre Christine, jeune fille discrète et Moon, qui est son exacte opposée. Vive et impulsive, la rumeur court même qu’elle aimerait se battre. Les deux filles deviennent malgré tout très rapidement amies, notamment car Moon emménage en face de chez Christine. Entre k-pop, apprentissage du chinois et vernis à ongles, leur amitié évolue jusqu’au moment ou Moon avoue même à Christine qu’elle a des visions d’êtres célestes qui lui parlent depuis les étoiles...


    Déjà très fan du Prince et de la couturière, Jen Wang confirme son talent de conteuse avec cette nouvelle BD. Un beau récit d’amitié entre deux jeunes filles qui se découvrent et apprennent à se connaître. On pleure un peu, on rit gentiment, on est plein.e.s de nostalgie de nos 10 ans. Le design proche de Steven Universe de Moon me fait craquer !
     

    La revue de presse

     

    Petit rappel : La majorité des coups de cœurs de cette newsletter sont disponibles à la librairie Arborescence à Massy ! Vous pouvez également retrouver deux fois par mois, cette sélection, directement dans votre boîte email, en vous inscrivant ici. Si vous avez envie de contribuer à Books by Women, n'hésitez pas ! Envoyez un mail à booksbywomen@gmail.com avec un petit texte sur le livre choisi.



    Auður Ava Ólafsdóttir, trad. Eric Boury – Miss Islande – Zulma – 9782843048692 – 20,50 €

    Jen Wang, trad. Achille(s) — La tête dans les étoiles – Akileos – 9782355744518 – 19 €
  • Après Pierre Guyotat en 2018, le Prix de la langue française est décerné cette année à Louis-Philippe Dalembert par un...
    Après Pierre Guyotat en 2018, le Prix de la langue française est décerné cette année à Louis-Philippe Dalembert par un jury composé d’Académiciens français, d’Académiciens Goncourt, d’écrivains et de journalistes.


    Louis-Philippe Dalembert


    Laure Adler, Tahar Ben Jelloun, Dominique Bona, Hélène Carrère d’Encausse, Paule Constant, Franz-Olivier Giesbert, Paula Jacques, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Éric Neuhoff, Jean-Noël Pancrazi, Bernard Pivot, Patrick Rambaud, Jean-Christophe Rufin et Danièle Sallenave... voilà qui fait du beau monde pour un prix.

    Créé à l’initiative de la Ville de Brive en 1986, le Prix de la langue française distingue une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique dont l’œuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française. Doté de 10.000 euros, il sera remis lors de la cérémonie d’inauguration de la Foire du livre de Brive le vendredi 8 novembre à 18 h.
     

    Né à Port-au-Prince, Louis-Philippe Dalembert exerce le métier de journaliste avant de s’envoler pour la France poursuivre des études de lettres. Depuis son premier ouvrage, Le rayon du bon Dieu n’a pas de gomme (Stock), publié en 1996, il écrit aussi bien des romans, de la poésie, des essais que des nouvelles, en langue française et créole.
     

    En 2017, Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser) reçoit le Prix Orange du livre et le Prix France Bleu/Page des libraires. Cette année, paraît Mur Méditerranée, l’histoire de trois femmes – la Syrienne Dima, la Nigériane Chochana et l’Érythréenne Semhar – qui embarquent à bord d’un chalutier en direction de Lampedusa, pour fuir guerres et pays. Lors de cette traversée, elles vont découvrir un nouveau statut, celui de migrantes et avec lui une solidarité exceptionnelle.

     

    Dossier - Rentrée littéraire 2019 : 524 romans à découvrir, ou pas

    Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
  • Séparer les activités physiques et intellectuelles ressemble bien à une grosse erreur de pédagogie : Talia Bailes en est...
    Séparer les activités physiques et intellectuelles ressemble bien à une grosse erreur de pédagogie : Talia Bailes en est convaincue. Fondatrice de Ballet & Books, elle reçoit des enfants de 3 à 10 ans au sein d'ateliers au cours desquels elle combine expression corporelle avec apprentissage de la lecture et de l'écriture. Un moyen de renforcer la confiance en soi, tout en nourrissant l'intérêt pour l'écrit.

    Capture d'écran YouTube


    Une virée en Équateur aura permis à Talia Bailes de faire le lien : danseuse depuis plusieurs années, elle a évidemment pratiqué dans le pays aux côtés de communautés locales. L'occasion pour elle d'observer encore une fois que l'expression corporelle rapproche les gens. De retour aux États-Unis, Bailes décide de faire profiter les autres des bienfaits de cette activité.

    « De mon point de vue, la danse m'a apporté beaucoup de confiance en moi, en grandissant », explique-t-elle. « Cela m'a enseigné beaucoup sur la discipline, le travail, le fait d'être déterminée, tout en acquérant une conscience de soi. » Lors d'un séjour à l'hôpital pour enfants de Cincinnati, à des fins de recherche, Bailes a découvert que les difficultés d'apprentissage de la lecture, pour un enfant, pouvaient perdurer des années, voire tout au long de sa vie future, et entamer ainsi la confiance en ses propres capacités.

    La jeune femme a alors eu l'idée de combiner sa passion, la danse, et l'apprentissage de la lecture, pour que les bienfaits de la première puissent participer à l'ensemble du processus.

    Au sein de Ballet & Books, le nom donné par Bailes à son programme d'activités, on trouve deux groupes : l'un destiné aux enfants de 3 à 5 ans et l'autre à ceux de 6 à 10 ans. Sous la direction d'un élève de Bailes, les jeunes danseurs alternent entre des moments d'expression corporelle purs et des activités qui y joignent la lecture, comme l'écriture de lettres en manipulant des rubans, décrit The Ithacan.

    Des jeux de lettres sont aussi proposés, ainsi que des lectures, plus simplement. Les moments de danse permettent aussi de canaliser l'énergie — et l'impatience — des jeunes danseurs et auditeurs, pour les maintenir plus attentifs tout au long de la séance.
     

    Confiés à des bénévoles, les cours de danse de Ballet & Books sont gratuits, et offrent également l'opportunité de rapprocher étudiants, enfants et parents de la ville d'Ithaca, dans l'État de New York.

  • Après une première session l'année dernière, le Parlement des écrivaines francophones, qui rassemble des auteures du monde...
    Après une première session l'année dernière, le Parlement des écrivaines francophones, qui rassemble des auteures du monde entier, se réunit pour la deuxième fois à Orléans ces 16 et 17 octobre 2019. Au programme, l'affirmation du rôle des femmes, de leur voix et de leur regard sur le monde contemporain.
     
     
     

    Lors de sa première réunion des 26 au 28 septembre 2018, le Parlement des écrivaines francophones avait réuni une soixantaine d’auteures autour de ce projet visant tant à valoriser qu’à affirmer le rôle des écrivaines de langue française de par le monde. 
     
    Pour cette deuxième session, c’est en présence de 18 d'entre elles que se prolonge l’initiative. Il s’agira pour lors de revenir sur les actions menées depuis l’année dernière et d’établir les principaux objectifs pour celles à venir, comme, par exemple, la création d’un site internet. Ce, tout en poursuivant les réflexions portant sur la structure et l’organisation du collectif. 
     
    « Nos grands objectifs sont notamment de restructurer le parlement en créant une association, mais aussi de continuer à attirer plus de parlementaires. Nous allons également réfléchir aux moyens les plus efficaces pour intervenir sur l’opinion publique et faire entendre notre voix. L’idée est de pouvoir organiser des délégations qui nous permettront de nous exprimer aux quatre coins du monde », précise Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste franco-tunisienne, membre du Parlement. 

    C’est lors des réunions des Voix d’Orléans — rencontres de la francophonie de 2016, que cette dernière avait fait la proposition d’un tel projet. Une initiative qui a obtenu le soutien, en 2017, du Maire et Président d’Orléans Métropole ainsi que celui de Leïla Slimani, écrivaine franco-marocaine, chargée de mission francophonie auprès du Président de la République Française et sous l’égide de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

    Le concept s’inspire du Parlement des écrivains, créé en 1993 et qui répondait à la nécessité de créer des structures de protections des écrivains menacées, alors qu’en Algérie plusieurs écrivains étaient assassinés.
     
    L’organisme a maintenu ses missions jusqu’en 2004, avant de s’autodissoudre et d’être remplacé par le Réseau international des villes refuges (International Network of Cities of Asylum, INCA). Une structure qui durera jusqu’à 2005, avant de s’autodissoudre à son tour. 
     
    Impliquer le public
     
    À l’occasion de cette deuxième session portée par l’ambition d’impliquer davantage le public, des rencontres seront organisées le mercredi 16 au FRAC Centre-Val de Loire, et le jeudi 17 octobre à la Médiathèque d’Orléans, de 17h à 18h.

    En plus de donner à connaître le rôle du Parlement des écrivaines francophones, ces échanges donneront lieu à des débats sur l’écriture, la langue française, mais aussi plus largement sur divers sujets de société qui touchent l’actualité. Avec pour ambition d’impliquer davantage le public.
     
    À l’avenir, le Parlement des écrivaines francophones envisage d’organiser une session à Tunis, capitale de la francophonie, a fait savoir Fawzi Zouari. « Nous aimerions que la ville d’Orléans devienne la ville des femmes, la ville de la rencontre féminine, que le Parlement des écrivaines francophones devienne un rendez-vous incontournable avec pourquoi pas un salon entièrement dédié à la féminité », a -t-elle ajouté. 

    Les écrivaines présentes lors de cette deuxième session sont :

    Marie-Rose Abomo-Maurin ; Maram Al Masri ; Lamia Berrada ; Chahla Chafiq ; Miniya Chatterji ; Catherine Cusset ; Bettina de Cosnac ; Suzanne Draciu ; Alicia Dujovne Ortiz; Sedef Ecer; Lise Gauvi ; Françoise James Ousenie ; Sylvie Le Clech ; Madeleine Monette ; Cécile Oumhani ; Edith Serotte; Elizabeth Tchoungui; Fawzia Zouari.

Ressources

► Emission de France 3

Un Livre, un jour

 

 ► L'actualité littéraire :

Evene

 

► Les boloss des belles lettres ou la littérature autrement

Résumés d'oeuvres classiques et contemporaines, librement adaptées

 

 

 ► Un outil révolutionnaire

 

 

► Madame Bovary de Gustave Flaubert, raconté par Jean Rochefort